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Quelle place pour le diagnostic infirmier dans l'enseignement professionnel ? : recherche des représentations véhiculées,par les enseignantes en soins infirmiers
Authors: --- ---
Year: 1999 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Si elles existent depuis longtemps, les études infirmières sont souvent qualifiées de trop médicalisées. A plusieurs reprises durant notre programme d’agrégation, nous avons tenté de savoir comment rendre leur spécificité aux études en soins infirmiers.
Dans un premier temps, il nous a fallu nous interroger sur cette spécificité. Aujourd’hui encore, il nous faut constater que notre rôle infirmier spécifique n’est pas toujours clair. Le concept d’autonomie est largement développé dans la littérature. Cela ne signifie pas pour autant qu’il soit correctement compris. Pour les soins infirmiers, la pratique autonome sera la capacité d’offrir de son propre chef une action spécifique. C'est-à-dire qui n’est offerte par aucun autre secteur. La plupart des infirmières, les plus avant-gardistes, comme les plus conformistes, s’accordent pour dire que leur travail ne se borne pas à seconder le médecin, que c’est « plus que ça ». Or, c’est justement ce « plus que ça » qu’il nous faut expliciter.
Selon Pôlet-Masset, en terme de comportements et attitudes, l’autonomie c’est :
-Faire des choix
Cela sous-entend que nous avons une connaissance étendue des problèmes à résoudre et des modalités pour le faire
-Prendre des responsabilités
On s’y engage et on tient le cap de l’option choisie
-Se situer
»C’est moi qui prend ces responsabilités là »
Se donner des règles
Cela pour donner une certaine constance à ce sui précède
Se prendre en charge
On est prêt mentalement et physiquement à s’assumer pleinement.
Or, depuis quelques années, l’enseignement des oins infirmiers s’est doté d’un nouvel outil, le diagnostic infirmier. Celui-ci pourra-t-il aider la profession (et surtout les étudiantes) à mieux cerner son rôle infirmier propre, à recentrer les études en soins infirmiers sur leur spécificité ? L’apprentissage du diagnostic infirmier passant par les enseignantes en soins infirmiers, ces dernières ont des opinions, des jugements à porter sur cet outil. C’est pourquoi nous avons voulu axer notre étude sur les représentations qu’ont les enseignantes en soins infirmiers sur le diagnostic infirmier.
La première partie de ce travail a pour objectif de présenter les différents éléments théoriques sur lesquels nous nous sommes basées. Nous y envisageront essentiellement les concepts de diagnostic infirmier et de représentation.
La seconde partie de ce travail envisagera le cadre méthodologique utilisé. Nous parlerons des techniques auxquelles nous avons eu recours pour recueillir et analyser les informations. Nous y présenterons également les résultats de notre étude.
Nous clôturerons cette seconde partie par une discussion critique des résultats présentés ainsi que de la méthodologie utilisée.
A la fin de cette étude, nous espérons pouvoir mettre en évidence le point de vue des enseignantes en soins infirmiers sur le diagnostic infirmier et plus précisément dans le cadre de l’enseignement.

Patients, familles et soignants : partenaires à domicile ? : vécu des patients et des familles face aux interventions de l'équipe interdisciplinaire de soins palliatifs
Authors: --- ---
Year: 1999 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

En tant que soignant en soins palliatifs, lorsque nous nous rendons au domicile d’un malade en fin de vie, nous sommes-nous déjà posés la question de la perception par les patients et leur entourage de nos interventions soignantes ?
Par notre approche théorique et notre recherche qualitative réalisées à l’aide d’en quêtes auprès de patients en fin de vie et de leur entourage, nous avons tenté d’approcher le vécu de ces personnes face aux interventions de l’équipe soignante des soins palliatifs.
Nous le verrons à la lecture de la partie pratique, les paroles d’un malade en fin de vie et/ou de sa famille confrontés à la réalité du soin à domicile ne sont pas de l’ordre de la révolte, de la critique ou de la connaissance à outrance. Elles nous semblent de l’ordre d’un vécu très particulier, parfois difficile, mais qu’ils nous ont fait partager avec beaucoup de simplicités et de souhait de témoigner d’une expérience de vie singulière.
Remettre en question notre pratique de soignants en soins palliatifs, en écoutant ce que les patients et les familles perçoivent de nos interventions, en faisant part de leurs attentes, souhaits et sentiments, sera, en fin de compte, le défi de ce mémoire. Ce défi concerne chacun des professionnels de soins palliatifs parce qu’ils ont choisi de s’investir dans une branche particulière de la médecine mais également parce qu’ils sont à l’initiative, avec les services de gériatrie, d’une méthode de travail spécifique dans les soins de santé : l’interdisciplinarité.
L’ interdisciplinarité est un élément fondamental dans la démarche de soin palliatif. Elle n’a cessé de démontrer son efficacité dans le soin aux personnes particulièrement fragilisées non seulement par un problème médical mais également psychologique, sociale voire spirituel.
C’est par le développement du contexte des soins palliatifs en Belgique que nous débutons ce mémoire. Différentes dispositions législatives sont apparues cette année qui ne sont pas sans conséquences sur l’organisation des soins palliatifs.
Interdisciplinarité et considérations éthiques liées à la personne en fin de vie nous permettront de préciser les notions d’équipe et de travail en commun.
Partenaires de soins, patients et familles ont optés pour le domicile comme lieu privilégié de soins. Ce choix n’est pas facile, il demande « un investissement de cœur considérable ». Ces points termineront les chapitres de la partie théorique.
La seconde partie de notre travail sera consacrée à la recherche et à l’analyse des perceptions des patients et des familles sur les interventions des soignants de soins palliatifs à domicile. Nous tenterons de dégager le sens qui permettra aux soignants de remettre en question leur attitude soignante afin de permettre une évolution constante et, si possible, toujours pour un meilleur soin aux patients.

Les représentations thérapeutiques des infirmiers concernant l'isolement en psychiatrie
Authors: --- ---
Year: 1999 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

A l’origine de ce travail, le souvenir de toutes ces personnes, de tous ces moments où dans la relation des soins nous pouvons dire : « il y a eu une rencontre ». Rencontre empreinte d’un échange qui fait que chacun repart un peu plus « humanisé ».
Et puis, ressurgissent ces « échanges entachés de « violence ». Violence où l’autre vient « toucher », porter atteinte, à ce qui nous constitue en tant que sujet. Nous pensons à ces moments, où dans notre travail comme infirmière psychiatrique, ce n’est plus la parole qui nous lie à l’autre mais un corps à corps violent. Comment ne pas se rappeler ces situations où, à plusieurs, nous immobilisons le patient de force afin de lui donner une injection ?Ces moments où nous faisons appel « aux hommes » présents dans l’hôpital pour diriger, voire porter, un patients vers la chambre d’isolement ?
Ces mises en acte sont à chaque fois violentes car elles portent atteinte à la liberté de l’autre. Les personnes en souffrance que nous rencontrons, en quête de liberté intérieure, vivent des moments douloureux où la violence physique, le délire, l’agitation…semblent être là, comme seuls moyens d’expression.
Dans un service psychiatrique ces situations sont toujours difficiles. Le contexte dans lequel elles se déroulent amène, souvent les soignants à devoir « agir « , à prendre des « mesures thérapeutiques ». Dans ces moments extrêmes, la thérapeutique psychiatrique peut avoir recours à différents moyens, dont ceux de contention. Parmi ceux-ci, la contention chimique (médicaments), la contention physique (les moyens de fixation) et la chambre d’isolement. De manière plus large, la loi du 26 juin 1990 (loi concernant la protection de la personne malade mental) est-elle aussi une forme de contention puisqu’elle oblige la personne à se faire soigner.
Dans ce travail, nous avons voulu nous attarder à l’une de ces mesures thérapeutiques : la mise en chambre d’isolement.
Les infirmiers, partageant le quotidien avec la personne hospitalisée, sont les premiers « récepteurs » de ces moments de délire, d’agitation, de violence…du patient. Aussi, ce sont principalement eux qui initient cette mesure. Dans 50% des cas, l’infirmier décide seul de la mise en isolement (validé par après par le médecin) (FRIARD 1998).
Durant notre expérience professionnelle nous avons été amenée à isoler des patients. Nous avons parfois été témoin, pour ne pas dire complice, de pratiques qui n’avaient rien à voir avec une quelconque éthique professionnelle. Ces situations ne nous laissent pas sans questions : de quel droit enfermer quelqu’un ? Quels sont les autres moyens à disposition ? Comment rendre cet enfermement thérapeutique ? Aussi nous avons voulu analyser comment les infirmiers envisagent cette mesure comme une mesure thérapeutique. En quoi la mise en chambre d’isolement est-elle thérapeutique ? Une fois le patient isolé, que mettent les infirmiers en place pour soigner ? C’est à ces différentes questions que ce travail se propose d’apporter une ébauche de réponse.
Pour traiter ce sujet, nous avons privilégié une double approche : l’une conceptuelle, l’autre consacrée à une recherche empirique.
Le premier chapitre, sur l’évolution en matière de traitement psychiatrique, retrace l’historique de cette pratique que constitue l’isolement et analyse la loi du 26 juin 1990 constituant la mesure légale d privation de liberté.
Le deuxième chapitre est consacré à l’isolement thérapeutique tel que pratiqué aujourd’hui : indications, contre-indications, aspects épidémiologiques et architectural. Face à cette mesure, nous dérivons le vécu du patient isolé, celui des autres patients et des soignants.
Le troisième chapitre pose la question éthique inhérente au recours à l’isolement.
Enfin, le dernier chapitre renvoie à l’aspect thérapeutique de l’isolement. En quoi l’isolement constitue-t-il une mesure thérapeutique ?
Notre recherche empirique a pour point de départ les interviews de quinze infirmiers interrogés sur le sens thérapeutique qu’ils accordent à cette mesure ainsi que sur les moyens qu’ils mettent en place pour en faire une mesure thérapeutique.
Les infirmiers rencontrés travaillent dans un service psychiatrique tant en hôpital général qu’en hôpital psychiatrique. Ceci nous permettra d’analyser si une même pratique peut varier en fonction du type d’hôpital.

Le suivi systématique de clientèles (opérées d'une tumeur de la fosse postérieure du cerveau) : de sa conception aux conditions de sa généralisation
Authors: --- ---
Year: 1999 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

L’évolution des modes de prestations de soins infirmiers est un phénomène intéressant qui est passé, au cours des 60 dernières années, d’un mode appelé prestation par cas à celui dit gestion de cas encore appelé suivi systématique de clientèles.
Diverses raisons ont milités en faveur de l’adoption du suivi systématique de clientèle dans certains milieux :
1.La fragmentation des services est source d’inefficacité ce qui entraîne une hausse des coûts en raison de l’utilisation inopportune des services, un prolongement des séjours hospitaliers et l’accroissement du taux de complications liées à un départ prématuré de l’hôpital sans planification ni suivi.
2.Le financement par la classification diagnostique (répartition des patients en fonction du coût des soins) qui a fait passer la prestation des soins de l’ère de la « haute technologie » à celle de la « grande vitesse » et qui donne lieu à un suivi plus rigoureux de la durée des séjours hospitaliers.
Plusieurs modèles comme par exemple celui du Harper Hospital. Notons cependant, que des objectifs sont communs à tous ces modèles. Citons :
-l’augmentation de la qualité des soins infirmiers
l’amélioration du processus de prestation des soins
le développement de la compétence et de l’autonomie de l’infirmière
le contrôle des coûts.
Une grande importance est également donnée à l’engagement de la personne et de sa famille dans toutes les étapes de l’hospitalisation en vue d’atteindre les résultats de soins attendus. 1999-LIEGEOIS Nathalie Au quartier opératoire des Cliniques Universitaires Saint-Luc, l’idée d’une étude de benmarking est née d’un double constat émanant de l’ensemble de ses utilisateurs : d’une part, l’existence du dysfonctionnement dans la réalisation du programme opératoire et d’autre part, une inadéquation entre les exigences des différentes spécialités et la disponibilité du bloc opératoire.
Cette réalité se confirme par la consultance Bossard (février 1997) qui souligne que 19,7% des interventions présentées suer le programme opératoire se trouvent modifiées, reportées ou ajoutées.
Il en résulte une désorganisation due à la sous ou sur-occupation des salles d’opération avec tout ce que cela entraine en termes de difficultés de coordination, de disponibilité du personnel et de surcout financiers.
En vue d’optimaliser la gestion quotidienne du bloc opératoire , une première question qui s’est posée était de savoir si d’autres blocs opératoires rencontraient les mêmes types de problèmes.
En cas de réponse positive, il est intéressant de repérer les solutions adoptées pour lever ces problèmes.
Dans le cas contraire, il importait de connaître les alternatives permettant de les contourner.
Dans le contexte actuel de performance et de concurrence, cette technique de management se rencontre couramment en milieu industriel mais peu jusqu’à présent en milieu hospitalier.
Il est évident qu’il ne s’agit pas de vouloir copier purement et simplement ce qui se passe dans d’autres hôpitaux. La démarche cherche plutôt à comprendre par la comparaison le pourquoi d’un meilleur fonctionnement ailleurs et vise à étudier dans quelle mesure celui-ci pourrait être transposable au sein de notre institution.
L’intérêt de cette étude porte donc sur le programme opératoire dans ses trois phases : sa conception, sa réalisation et son devenir. En pratique, cela se traduit par le suivi du patient dés sa consultation où le diagnostic opératoire a été clairement établi jusqu’à sa sortie de l’hôpital en passant par sa période d’hospitalisation et son opération.
Une spécialité chirurgicale a d’abord été sélectionné : la neurochirurgie.
Ensuite, quatre autres hôpitaux ont été contactés qui présentaient une activité neurochirurgicale, nous semblait-il, similaire à celle des Cliniques Sain-Luc à Bruxelles.
Ainsi, l’étude a été menée sur une trentaine d’interventions neurochirurgicales par hôpital, soit un total de 146 interventions.
La première partie de cette recherche présentera la cadre théorique dans lequel elle s’inscrit : une présentation et différentes définitions exposant le contexte de travail ainsi qu’un recueil d’informations pour mener à bien une étude de benchmarking.
La seconde partie abordera la méthodologie suivie pour la mise au point et la réalisation de l’enquête que les différents terrains exploités.
La dernière partie exposera l’ensemble des résultats et illustrera ceux-ci à l’aide de nombreux graphiques et tableaux permettant une lecture et une compréhension aisées des comparaisons obtenues.
Au terme de ce travail, nous pourrons souligner l’importance de certaines stratégies adoptées en terme d’impacts temporels et organisationnels

Le toucher et son apprentissage pour les soins infirmiers : pratique réflexive pendant la première année de formation en soins infirmiers
Authors: --- ---
Year: 2000 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Les soins infirmiers participent à notre vie quotidienne. Infirmière de formation, nous vivons pour et avec les soins. Nous en apprécions les aspects techniques et médicaux, mais nous sommes surtout interpellées par les relations humaines qu’ils entretiennent. L’approche des patients reste un grand défi pour nous, soucieuse de soigner avec respect ces personnes en souffrance.
Thème complexe, source de nombreuses polémiques, le toucher provoque certains paradoxes dans la pratique des soins infirmiers. Dés l’abord, nous avons été séduite par cet aspect des soins infirmiers auquel il est vrai nous avions peu pensé jusqu’ alors. Le toucher nous est apparu fascinant, omniprésent ; nous sentions sa présence au cœur des soins. Quelle découverte pour nous !
Poursuivant notre réflexion, nous avons été assaillies par des questions générales et spécifiques concernant les modalités du toucher en soins infirmiers. Constatant les implications et les conséquences du toucher pour les soins, nous étions alors peu égarée, mais curieuse de mieux cerner la place offerte aux moments de toucher dans notre pratique quotidienne des soins infirmiers. En approfondissant le sujet, nous découvrirons véritablement la complexité de la notion de toucher, et cela nous encourageait pourtant à la creuser davantage. Nous nous laissions guider dans cette aventure par des lectures passionnantes et enrichissantes.
De longues conversations et les conseils judicieux de personnes « ressources » dans notre domaine nous ont permis de préciser nos intentions et de limiter progressivement notre questionnement. De nombreux choix se sont imposés face à toutes ces questions qui jaillissaient en nous. Nous avons alors sélectionné les plus nouvelles pour nous, motivée par leur diversité. Peu à peu, notre exploration du toucher s’est focalisée sur la manière dont les soignants apprennent à toucher pour soigner. L’apprentissage des gestes de soin et plus particulièrement l’apprentissage du toucher « infirmier » nous laissait perplexe, avide de précisions. De fil en aiguille, nous avons décidé de nous attarder plus longuement sur la façon dont les étudiants de première année en soins infirmiers apprennent et acquièrent un toucher adéquat pour les soins. Le toucher restait alors bien présent dans notre esprit. Nous en ressentions les facettes avec beaucoup de plaisir.
Afin de nous satisfaire dans notre questionnement, nous avons entrepris une recherche déroutante à plus d’un égard. Rencontrer des étudiants de première année en milieu « scolaire » serait pour nous une expérience nouvelle. Le toucher nous intéresse certes, mais comment aller le chercher ne situation de formation ? Les étudiants seront-ils aussi interpellés que nous par cet aspect des soins, banal, évident même, et pourtant si peu valorisé autour de nous ?
Notre question de recherche est de savoir comment s’apprend le toucher pour les soins infirmiers, le toucher ayant une place de choix dans tous nos actes de soins. Nous allons, au contact d’étudiants débutant leur formation de base, tenter de comprendre avec eux quels mécanismes nécessaires à l’éveil (ou au réveil !) de leur sens du toucher se jouent en eux. Leurs premiers pas dans la pratique des soins nous semblent essentiels à explorer.
Notre démarche de recherche sera double. Deux pôles de réflexion nous préoccuperont pour saisir où intervient le toucher dans les soins infirmiers et surtout ce à quoi il faut être attentif pour prodiguer des soins de qualité.
Tout d’abord, nous irons questionner une classe d’étudiants en début de formation, avec leur premier stage sur le terrain. Nous prévoyons de les revoir une seconde fois en fin de formation. Ces moments de recueil d’informations seront matérialisés par deux questionnaires destinés à connaître les représentations des étudiants par rapport au toucher et surtout savoir comment, eux, pensent apprendre à toucher leurs patients. Le second volet de notre travail sera orienté vers des séances de formation et de dialogue avec un groupe étudiants issus de cette classe (appelés respectivement groupe-test et groupe-témoin). Ce groupe d’étudiants volontaires pour collaborer à notre recherche, nous prévoyons de le rencontrer à des moments-clés de leur formation. Notre but est de susciter en eux des réflexions diverses quant à la manière d’apprendre à toucher pour les soins infirmiers. Nos séances formatives en groupe leur seront proposées selon différentes modalités afin d’exploiter plusieurs créneaux de l’apprentissage des soins infirmiers.
En fin de parcours, nous leur demanderons de critiquer ce que nous aurons fait ensemble afin d’en tirer des éléments essentiels pou l’enseignement du toucher dans les soins infirmiers.
Pour répondre à notre questionnement de départ, nous analyserons les données (écrites et orales) recueillies selon l’aspect qualitatif de leur contenu. Nous voulons trouver des pistes pour susciter la prise de conscience des étudiants quant à l’importance de l’apprentissage du toucher pour les soins infirmiers. Nous souhaitons leur communiquer notre enthousiasme pour cet aspect que nous jugeons essentiel à la pratique des soins infirmiers.
Nous le découvrons aussi progressivement ; il est en nous , où il évolue depuis notre enfance.
L’enseignement au toucher constitue un grand point d’interrogation. Nous voulons savoir comment est appris le toucher pour en améliorer l’enseignement. Nous devons nous demander comment personnellement nous avons acquis des gestes de toucher adéquats pour les soins infirmiers, ce qui nous a aidée et aussi les difficultés que nous avons rencontrées.
Autant l’aspect didactique de l’enseignement des soins infirmiers que les valeurs à y intégrer nous laissent quelque peu déroutée. Nous espérons que cette recherche personnelle sera pour nous un stimulant, une nouvelle issue pour compléter notre vision de notre profession au terme de notre licence.

Analyse des réunions thérapeutiques dans un service de gériatrie subaigu : sommes-nous tous dans un mode de fonctionnement interdisciplinaire ?
Authors: --- ---
Year: 2000 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Nous sommes amenés, par notre pratique du métier d’infirmière en gériatrie, à travailler avec d’autres professionnels de la santé ; chaque soignant à sa « pratique professionnelle » mais il ne travaille pas seul, dés lors, comment concilier ces pratiques individuelles avec un travail équipe ?
Qu’avons-nous à dire, nous qui exerçons autour du patient ces professions différentes et finalement pas si différentes que cela. ?
Quelle perception avons-nous les uns sur des autres ?
Que pouvons nous réaliser ensemble ? Quel est l’intérêt de se réunir ?
Toute ces questions ont éveillé notre intérêt pour l’interdisciplinarité. Nous pensons que l’interdisciplinarité peut apporter une réponse et définir une façon d’être en équipe.
Après avoir expliqué nos motivations, nous abordons la façon dont ce mémoire se structure : la partie conceptuelle et la partie pratique en constituent les 2 parties principales.
Dan la première partie ou partie conceptuelle, nous expliquerons pour quelles raisons nous avons choisi ce sujet.
En nous référant à certains auteurs, nous donnerons une définition théorique de l’interdisciplinarité.
L’interdisciplinarité est réalisée concrètement à travers différents modes d’expression, nous verrons lesquels et en particulier, nous décrirons les réunions thérapeutiques.
Pour qualifier ces réunions thérapeutiques d »interdisciplinaire », c’est-à-dire, une équipe qui d’une part, présente 12 caractéristiques précises et qui, d’autre part, réunit les soignants représentants différentes disciplines (l’infirmier(-ère), l’aide-soignant(-te), l’ergothérapeute, le kinésithérapeute, l’assistante sociale, médecin, le gériatre et le psychiatre.
L’interdisciplinarité présente un intérêt pour le patient et pour le soignant. Néanmoins, certaines limites à l’interdisciplinarité doivent être prises en compte ; il s’agit en premier lieu des responsabilités propres à chaque profession, ensuite du caractère urgent de certaines situations et enfin, de certaines contraintes liées à l’organisation comme la disponibilité des soignants, la personnalité des membres de l’équipe ou les problèmes de gestion inhérents à l’installation de l’interdisciplinarité.
Des dysfonctionnements peuvent se produire. Nous avons retenu principalement 2 types de dysfonctionnements : les conflits et les difficultés à la circulation de l’information.
Cette partie conceptuelle comporte beaucoup de définitions. Notre analyse a essentiellement consisté en une revue d’articles, de livres et une sélection de ceux qui nous paraissent pertinents pour développer une réflexion sur le thème de l’interdisciplinarité dans les réunions thérapeutiques en gériatrie. Nous n’avons pas trouvé beaucoup de littérature relatant une expérience pratique de réunions thérapeutiques interdisciplinaires en gériatrie ; ce thème est plus fréquemment développé dans la littérature concernant les soins palliatifs.
Dans la seconde partie ou partie pratique, nous décrirons brièvement le contexte dans lequel nous avons effectué notre recherche pratique en présentant le Centre de médecine gériatrique et en particulier le service « Gé subaigu du 2ème étage et les réunions thérapeutiques qui s’y déroulent. L’exposé des objectifs de l’analyse des réunions thérapeutiques et la présentation des outils utilisés pour réaliser cette analyse constituent le début de la recherche pratique.
Nous présenterons ensuite les résultats.
La confrontation entre ces résultats et la partie conceptuelle nous permettra, dans la conclusion, de répondre à la question « Les réunions thérapeutiques du service « G » subaigu du 2ème étage se déroulent-elles sur un mode interdisciplinaire ? »

Quelles compétences pour les infirmières référentes pédagogiques ?
Authors: --- ---
Year: 2001 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Depuis 1988, les normes d’encadrement pédagogique dans les écoles n’ont cessé de réduire alors que le nombre d’étudiants a particulièrement augmenté. C’est l’un des raisons qui a poussé certains instituts de formation soucieux de préserver la qualité de l’enseignement clinique à mettre en place une relation de partenariat entre l’Institut de formation et l’institution hospitalière et à développer la notion de référente pédagogique. Des professionnels se voient donc, en plus de leur travail habituel, confier la prise en charge d’étudiants en soins infirmiers.
Des lectures diverses sur le thème du tutorat informels avec des acteurs du partenariat nous ont confronté dans l’idée que des difficultés relatives à la prise en charge des étudiants par les infirmières de terrain existent.
De nombreux chercheurs se sont déjà penchés par le passé sur les difficultés vécues par les référentes dan leur rôle pédagogique, mais ceux-ci choisissent souvent de les aborder sous leur aspect organisationnel. Leurs investigations débouchent alors sur la mise en place d’un outil d’évaluation, d’un carnet de liaison ou autres solutions contribuant à améliorer la relation du tutorat.
Nous voulions quant à nous, pousser plus avant la réflexion en posant l’hypothèse que parmi les difficultés rencontrées par les référentes, il en existe certes d’ordre organisationnel mais aussi qu’une partie non négligeable de ces difficultés provient d’un écart existant entre leurs compétences et les compétences requises pour l’encadrement pédagogique.
Afin de tester la validité de notre hypothèse, nous avons scindé notre travail en 2 parties.
La première partie est une approche théorique du sujet.
Dans le premier chapitre de celle-ci, nous clarifions 3 concepts clés.
Le premier point consacré à l’enseignement clinique définit le cadre de la recherche par une analyse de la réforme de 1994. Ensuite, sont successivement abordées la définition de l’enseignement clinique, sa difficulté majeure, à savoir un manque d’encadrement pour un enseignement de qualité et enfin, la présentation de l’alternative imaginée par les responsables des hôpitaux et écoles afin de garantir la qualité de l’enseignement clinique : le partenariat. L’institution d’un partenariat a débouché entre autre, sur la nomination, au sein de chaque entité de soin, d’une infirmière référente pédagogique et c’est précisément de ce concept dont ile st question dans le second point.
Enfin, le troisième point aborde la notion de compétences, présente les conditions nécessaires à leur développement pour finalement se centrer sur les compétences requises pour le rôle de référente pédagogique.
Nous nous penchons ensuite dans le second chapitre de cette partie théorique sur le contexte dans lequel notre recherche a pris cours. C’est ainsi que nous discernons les raisons du pacte de partenariat conclu entre l’IESCA et différents hôpitaux mais aussi le rôle et les missions des différents acteurs.
La seconde partie de ce travail constitue l’approche du sujet.
Dans le premier chapitre consacré à cette approche, nous exposons d’une part notre technique de recueil des données (choix, descriptions, population cible, déroulement des entretiens) et d’autre part la méthode du traitement des résultats.
Nous consacrons ensuite le second chapitre à la présentation des données recueillies.
C’est dans un dernier chapitre que nous interprétons les données. Nous tenterons donc à ce stade du travail de dégager d’abord l’ensemble des facteurs en mesure de jouer sur le développement des compétences, ensuite, les compétences requises selon les référentes pour exercer leur rôle pédagogique et enfin, le niveau des référentes sur ces compétences.
Nous terminons ce chapitre en dégageant des pistes de réflexions apportant un éclairage particulier sur la problématique.

Analyse du dispositif de formation à la relation d'aide à l'Institut supérieur d'enseignement infirmier
Authors: --- ---
Year: 2001 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Motivations
Les comportements d’évitement de la part des soignants sont quotidiens, quand ils ne se transforment pas en comportements agressifs, probablement par peur de s’engager face à des situations émotionnellement difficiles. De plus en plus, les soignants démunis et mal à l’aide font appel aux spécialistes quand le patient est en colère, quand il pleure, et parfois même quand il exprime l’envie de se confier à quelqu’un. Pas le temps, vraiment ?
C’est donc souvent la souffrance des soignants qui fait que l’on s’interroge davantage sur la dimension du sujet, ce qui certainement n’est pas à dédaigner, mais qui devrait quand-même poser question. Car de telles circonstances particulières ne devraient pas nous autoriser à oublier que, potentiellement, tout être humain, indépendamment du fait qu’il vienne interpeller de manière insistante le monde soignant jusqu’à le mettre à mal, devrait avoir droit à être entendu dans sa subjectivité. (Lebrun, 1995)

Le danger c’est, qu’à la longue, la relation n’aie plus lieu. Nous serions loin alors d’une prise en charge holistique et loin de nos motivations premières à choisir une profession de soignant.
Toute infirmière se veut aidante, et le contraire serait une aberration. Par ailleurs, il arrive trop souvent, hélas, que dans le domaine relationnel, l’infirmière ne possède, pour toute ressource, que sa bonne volonté (Lazure, 1987)

Choisir de devenir infirmière, c’est faire le choix, pour les trente-cinq années à venir, de travailler avec des personnes en souffrance.
La rencontre avec d’autres humains dans des situations de souffrance extrême, de pertes et de deuils, va tous nous confronter à ce qui fait l’essence même de notre humanité ; de cette rencontre, nous ne sortirons jamais indemnes, mais il nous appartient de faire en sorte que ces blessures et ces doutes soient des occasions de nous développer positivement. (Saint-Etienne, 1998)

Personnellement, au bout de trois années de base pour devenir infirmière graduée hospitalière, nous avons décidé de suivre une année de spécialisation en Santé Mentale et Psychiatrie, car pour nous, l’art infirmier passait aussi par l’art d’entrer en relation avec autrui.
Aujourd’hui, si nous ne pouvons prétendre être arrivé, car il y a toujours du chemin à parcourir, nous avons au moins appris « qu’entrer en relation avec autrui, cela s’apprend ». Il existe des outils, des techniques, des attitudes, des « trucs » pour entrer en relation et pour devenir aidant. De toutes ces techniques, il y en a une qui nous paraît essentielle pour toutes les professions d’aide, y compris pour la pratique des soins infirmiers, il s’agit de la relation d’aide.
Se former est essentiel à tous les niveaux, à commencer par le niveau de formation de base, c’est pourquoi nous avons choisi dans le cadre de ce mémoire, d’aborder le thème de « la formation à la relation d’aide dans le programme d’infirmier gradué ».
En effet, à plusieurs reprises, nous avons pu observer des comportements irrespectueux, jugeant, voir agressifs envers les patients, de la part d’étudiants ou de tout jeunes diplômés. Or, si ces jeunes infirmiers sont diplômés ou ont été admis à l’année supérieure, c’est qu’un professeur a attesté de leur compétence en matière de relation, et cela malgré parfois des lacunes manifestes.
Concrètement, à travers ma question de recherche, je vais essayer de « comprendre le décalage apparent qui existe entre le niveau attendu au terme des études en matière de compétence en relation d’aide et le niveau réellement atteint par les étudiants infirmiers en fin de formation ? ».
Pourtant lors d’une courte expérience comme infirmière professeur, deux constats ont attiré notre attention : d’une part, la peur qu’éprouvent les étudiants pour la relation aux patients, mais aussi l’intérêt sincère pour cette relation et leur envie commune d’en savoir plus…

Objectifs
Pour éclairer notre question de recherche, nous allons procéder à « une analyse du dispositif de formation à la relation d’aide dans l’enseignement de base en Soins Infirmiers ».
L’objectif poursuivi est d’essayer de comprendre ce qui se passe réellement sur le terrain de la formation, à partir notamment du vécu des infirmières professeurs et étudiants. Cette analyse se veut qualitative, et même si par moment nous parlerons d’évaluer une partie du programme, une stratégie ou un dispositif pédagogique mis en place par les infirmières-professeurs (IP), nous insistons très fort sur le fait qu’il ne s’agit, en aucun cas, d’émettre un jugement sur les personnes.

La profession infirmière en crise : l'image de soi professionnelle du personnel infirmier dans les hôpitaux généraux belges : la formation et les compétences en Wallonie et à Bruxelles
Authors: --- ---
Year: 2003 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Plusieurs expériences de terrain et études internationales témoignent d’une pénurie de personnel dans la profession infirmière (Beckmann et al., 1998, Bednash, 2000, Buerhaus et al.,1997 et 2000. Coffman et Spetz, 1999, Plati et al. , 1998, Spurgeons, 2000). Il ne s’agit pas seulement d’un problème quantitatif mais aussi d’un manque crucial de personnel qualifié (Johnson, 2000) Au-delà de ces études, plusieurs solutions sont avancées pour pallier cette pénurie : le rappel de professionnels ayant quitté la profession, de l’emploi de temps partiels et plus récemment les tentatives d’attrait des jeunes vers la profession (Bradshaw, 1999). En Belgique, l’accord social du 1er mars 2000 avance d’autres solutions à envisager comme l’harmonisation et la révision des barèmes, la diminution et l’adaptation du temps de travail, l’accompagnement des stagiaires et nouveaux professionnels, des projets de formation pour les soignants, etc. A l’aide de ces mesures structurelles et financières l’administration tente de promouvoir la profession infirmière en mettant l’accent sur le recrutement et l’image de celle-ci. La question se pose de savoir si ces mesures permettront à elles seules de garantir des effets positifs durables sans engendrer d’effets pervers. En effet ces mesures doivent être resituées dans un contexte en perpétuelle mutation au sein duquel les professionnels doivent réaliser leurs missions de soins. Les clients sont de plus en plus critiques et attendent des soins d’une qualité toujours plus grande. L’importance prise par la maîtrise des coûts a introduit des règles qui vont parfois à l’encontre des valeurs professionnelles (rapport Raad voor Volksgezondheid en Zorg, Hollande, 2000). On attend toujours plus des infirmiers qui, faute de temps, doivent dés lors déléguer des tâches inhérentes à leur rôle à d’autres personnels moins bien formés (Buerhaus et Staiger, 1997) ou donner la priorité aux soins techniques. Nous connaissons cependant de plus en plus l’impact de telles solutions sur la qualité des soins et sur certains de ses indicateurs (augmentation du taux de mortalité) (Aiken, 2002). De plus, le raccourcissement de la durée de séjour et la prise en charge de patients sans cesse plus dépendants engendrent des exigences croissantes pour les soignants. Enfin, les responsabilités des infirmières² augmentent sous l’influence du système complexe d’information, des nouvelles technologies, de la délégation des actes médicaux ou encore de la spécialisation des soins (Buerhaus et al. , 1997). Cet ensemble, avec les problèmes de pénurie que connaît déjà la profession, mène à un contexte professionnel dans lequel les infirmières éprouvent de nombreuses difficultés à trouver leur place (Bradshaw , 1999).
Des études récentes montrent que certaines des évolutions citées ci-dessus et particulièrement les mesures structurelles et financières, sont considérées par les professionnels comme des mesures néfastes car elles porteraient atteinte au statut professionnel des infirmiers, à la qualité des relations entre soignants et soignés et à la fierté de la profession (Mills et Blaesing, 2000). Bien qu’à ce jour de telles études n’aient pas été réalisées en Belgique, de nombreuses réactions se sont cependant manifestées suite à diverses mesures prises par l’administration en vue d’améliorer le recrutement et de favoriser la rétention des infirmières (nous pensons notamment à une campagne publicitaire de recrutement de nouveaux étudiants, à l’accessibilité à la profession infirmière pour certains paramédicaux moyennant une formation allégée, etc.). Certaines infirmières se sont senties déçues par de telles décisions ne rencontrant pas leurs valeurs et/ou donnant une image tronquée de leur profession. D’autres se sont senties dévalorisées par des mesures qui semblaient minimiser l’apport et la spécificité de la profession.
Désireux de trouver des solutions à la crise que traverse actuellement la profession infirmière, le Ministre de la santé publique, des affaires sociales et de l’environnement du gouvernement fédéral (1999-2003) a lancé un appel d’offre afin de subventionner des projets de recherche visant à formuler des propositions pour répondre aux problématiques actuelles. C’est dans ce contexte que deux universités belges (l’Université catholique de Louvain – UCL et la Katholieke Universiteit Leuven – KUL) ont été retenues pour mener une recherche sur l’image de soi professionnelle du personnel infirmier et des accoucheuses dans les hôpitaux généraux belges. Au vu des tensions régulièrement rencontrées lors de propositions faites dans le secteur des soins de santé et des difficultés apparentes de communication entre les infirmières et l’administration, l’apport potentiel d’une étude permettant de découvrir les valeurs sous-jacentes à la profession infirmière ainsi que la manière dont les professionnels infirmiers se voient et s’estiment dans leur profession apparaît évident.
Ma participation à ce projet durant un an en qualité de coordinatrice francophone de cette étude m’a offert l’opportunité et la chance d’approfondir, par le biais de ce mémoire, l’analyse des données relatives aux hôpitaux francophones et, plus spécifiquement, des données concernant la formation et les compétences³.
Objectifs du mémoire.
Compte rendu du caractère extrêmement vaste de la problématique de l’image de soi professionnelle des infirmières, il est nécessaire et de circonscrire précisément les objectifs que nous tentons de rencontrer dans le cadre de ce mémoire.
Ce travail comporte un triple objectif :
Il vise tout d’abord à identifier l’image professionnelle que le personnel infirmier des hôpitaux généraux belges a de lui-même ainsi que l’image qu’il souhaiterait avoir de sa profession ; cette image est-elle globalement positive ou négative ? Les infirmières sont-elles fières de leur profession ? Cet objectif, auquel la majeure partie de ce travail est consacré, correspond essentiellement à présenter l’analyse globale des résultats de l’étude commandée par le Ministère de la santé publique, des affaires sociales et de l’environnement ainsi que les différentes démarches ayant permis d’obtenir ces résultats. La collaboration de toute l’équipe de recherche (UCL – KUL) fut précieuse pour y parvenir.
Le second objectif de ce travail, plus personnel, porte sur l’identification et l’analyse plus approfondie des résultats interpellant en lien avec la formation, les compétences et l’enseignement en soins infirmiers. Etant actuellement maître de formation pratique dans un institut supérieur d’enseignement, cette approche m’intéresse plus particulièrement.
Enfin, ce travail contribuera à formuler des propositions concrètes et constructives en matière de formation des étudiants en soins infirmiers afin de la mettre en adéquation avec les difficultés qu’ils sont susceptibles de rencontrer à cet égard dans le cadre de leur future profession.
Pour traiter ce sujet, nous commencerons, dans un premier chapitre, par une approche théorique du concept que certains auteurs ont dénommé « le concept de soi professionnel ». Nous examinerons la façon dont ils ont abordés ce concept ainsi que les instruments qu’ils ont développés pour le mesurer. Dans un second chapitre, nous aborderons la construction d’un nouvel instrument de mesure selon une approche qualitative. Enfin, le troisième chapitre portera sur une approche quantitative et comportera une analyse des données recueillies par le nouvel instrument de mesure auprès des infirmières des hôpitaux ayant participés à l’étude commandée par le Ministère de la santé publique, des affaires sociales et de l’environnement ; nous y effectuerons également une analyse plus spécifique des résultats obtenus à propos de la formation et des compétences

L'annonce d'un cancer colorectal : vécu de 7 patients
Authors: --- ---
Year: 2004 Publisher: Bruxelles : UCL,

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Abstract

Des situations telles que l’annonce d’un diagnostic de cancer sont fréquentes, dans un service de chirurgie digestive et pourtant, nous n’y sommes jamais insensibles. Cependant, retranchés derrière une charge de travail lourde ou un langage scientifique, pour certains, en manque d’expertise dans ce domaine, il arrive que nous ayons quelques appréhensions à affronter la souffrance de l’autre.
Suite à une demande de l’équipe pluridisciplinaire, un étude des besoins et des attentes concernant la communication en oncologie a été réalisée par Anne-Sophie Marien et Olivier Callebaut. Ce projet a reçu le soutien des Cliniques universitaires Saint-Luc, octroyant une bourse, pour la mise en œuvre d’une formation de l’équipe pluridisciplinaire.
Ce mémoire s’inscrit donc dans la continuité de ce projet. Il apporte un nouvel élément : le vécu du patient lors de l’annonce d’un diagnostic de cancer. Ce type de situations, posent un certain nombre de questions, d’autant que ces personnes vivent un moment difficile. Comment réagit le malade à l’annonce d’une telle pathologie ? Peuvent-ils ou veulent-ils recevoir l’information nécessaire ? Quelle représentation ont-ils de leur cancer et des traitements qui leurs sont proposés ? Ces représentations conditionnent-elles leur comportement ? Quelle sera la réaction de leur entourage ? L’objectif de notre recherche est, par cette prise de conscience du vécu du patient, de mieux comprendre son questionnement lors de ce moment douloureux. Grâce à cela, nous pourrons améliorer notre relation d’aide auprès d’eux et donc notre prise en charge globale du patient cancéreux.
Pour ce faire, nous avons voulu laisser aux personnes concernées, les patients. Seule une enquête qualitative permet de faire émerger la complexité des choses et la richesse des témoignages. Par cette méthode, nous pouvons dépasser le seuil des apparences et des réactions immédiates et découvrir certains ressorts cachés. La collecte de nos données se veut de respecter la spontanéité des propos exprimés par le biais d’interviews semi-dirigés, alliant une liberté d’expression à la structuration progressive par l’élaboration d’un guide d’entretien. Ce n’est qu’au prix de cette structuration à caractère scientifique, que notre étude pourra dépasser le simple questionnement personnel, pour trouver son utilité dans le domaine de la santé publique et rencontrer l’intérêt des acteurs concernés. Par la mise en lumière de corrélations possibles entre les divers propos de nos témoins nous pourrons prendre conscience d’une adaptation psychologique et organisationnelle des patients cancéreux. Il faut par ailleurs garder en mémoire que l’annonce d’un diagnostic de cancer reste à chaque fois une découverte de soi et une épreuve personnelle où chaque comportement reste singulier.
Nous ne pouvons envisager cette investigation sur le terrain qu’après avoir réalisé, en amont, un travail d’exploration et une synthèse théorique, nous amenant à l’élaboration de nos hypothèses de travail. Nous proposons au lecteur, dans notre première partie, de situer notre thème de recherche dans son cadre conceptuel général.

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